HISTOIRES
Rose
Rose avait peur pour sa vie lorsqu’elle a quitté son mari violent, mais elle faisait aussi face à la terrifiante possibilité de ne pas être en mesure de subvenir à ses besoins et à ceux de ses fils. « J’étais bien résolue à réussir par mes propres moyens, car si j’avais abandonné et que j’étais retournée à ma relation violente, je serais sûrement morte, dit Rose. J’ai plongé dans l’inconnu et quitté une existence marquée par la peur, dans l’espoir de vivre une vie plus paisible. »
Rose a fait une demande de prêt sans intérêt auprès d’un fonds d’emprunt d’urgence (soutenu par la FCF) ayant pour objectif d’éliminer les barrières financières qui empêchent les femmes de quitter leur conjoint violent. Les prêts consentis servent à payer le loyer, l’électricité et le téléphone, ainsi que les frais de déménagement et de remplacement des documents, et à acheter des articles essentiels pour la maison, comme un lit. Une fois remboursés, les montants servent ensuite à aider d’autres femmes dans le besoin. Sans le soutien qu’elle a reçu, Rose croit qu’elle n’aurait jamais pu se soustraire à la violence qu’elle subissait.
« Le prêt m’a permis d’avoir accès à des montants d’argent dont j’avais terriblement besoin… et d’emménager avec mes enfants dans un foyer bien à nous », dit-elle. Rose et ses fils habitent toujours aujourd’hui dans cet appartement. « Nous vivons dorénavant cette vie paisible à laquelle nous aspirions. C’est une réalisation dont je suis très fière. »